Sur place

Jeudi 2 décembre 2004

Alors qu’il bat de l’aile en Haïti sous l’impulsion de l’anglais, le français semble gagner du terrain en République dominicaine. La tendance est palpable dans les centres universitaires, les hôtels et les bars huppés de Santo Domingo à Santiago.

Le journaliste Fritz Valesco, dit Pitit Fèy, alors animateur d’une émission en créole de Radio Port-au-Prince, consacrée à l 'histoire d’Haïti, avait trouvé un proverbe haïtien pour initier les jeunes à la connaissance de l’histoire de la Première République noire : « Pale franse pa di lespri/la maîtrise du français n’est pas un signe d’intelligence. » Entre-temps, la langue est devenue un outil indispensable dans le contexte de la globalisation. En République dominicaine, elle est même signe d’érudition.

Les Dominicains savent-ils donc faire la France ? Les plus brillants intellectuels de l’Est se débrouillent en français. Le leader dominicain Francisco Peña Gomez, décédé, avait pris l’habitude de s’exprimer en français lors de ses entrevues avec des journalistes francophones. La semaine écoulée, un journal dominicain a salué la traduction, par une maison d’éditions française, de « El hombre del acordeón », un recueil de nouvelles de Marcio Veloz Maggiolo.

Comment faire la France en République voisine ? Les maîtres de l’Est ont pu négocier avec les grandes entreprises françaises de Orange à Carrefour, contrairement à Haïti, membre « influent » de la Francophonie. Ils s’entendent avec des universitaires haïtiens pour imposer le français aux étudiants dominicains en récréologie.

Par réflexe anti-impérial, l’Haïtien, scolarisé ou pas, dissèque sans Descartes et rêve sans Jules Verne. Car l’inconscient collectif haïtien est avant tout créole. Les travaux littéraires de Frankétienne, écrits dans les deux langues, l’ont longtemps prouvé.

Francité et ethnicité sont-elles interchangeables ? Déjà au XIXe siècle, l’écrivain français Arthur de Gobineau, activiste négrophobe, auteur de « L’essai sur l’inégalité des races humaines », avait poussé le penseur haïtien Louis Joseph Janvier, négrophile à sa manière, à donner la réplique qu’il fallait à travers les pages de son essai : « De l’égalité des Races humaines ».

Un linguiste haïtien a conseillé la prudence par rapport à la formule lapidaire « du premier des Blancs au premier des Noirs. » En République voisine, l’on apprend aux Noirs qu’ils sont Indiens avant tout. Beau prétexte pour attirer des touristes « négrophages » !

Si à Port-au-Prince l’Habitation Leclerc, un grand complexe hôtelier, n’existe plus, en France le « rapatriement de Toussaint » par l’ancienne métropole, reste un sujet d’actualité. L’hexagone considère Louverture, l’un des pères fondateurs d’Haïti, comme le premier général noir français. Paradoxe de l’histoire !

La question de la langue opacifie parfois l’ethnicité. En 1937, les Trujillistes avaient réalisé un test linguistique autour de « perejil », pour savoir si les immigrés haïtiens avaient tous appris la langue de la Reine Isabelle, la Catholique. Vingt-mille Haïtiens ont été massacrés pour avoir échoué à cet examen auquel les « colocolos », immigrés caraïbéens d’ascendance multiple, n’étaient pas soumis.

Aujourd’hui, plusieurs militaires dominicains, d’origine haïtienne, s’expriment en français, en créole, en plus de l’espagnol, leur langue d’insertion. Les hôtesses dominicaines ou haïtiennes à bord des autobus transfrontaliers, maîtrisent sans préjugé les subtilités des trois langues de l’île d’Haïti.

Jusqu’au 5 décembre prochain, date anniversaire du débarquement des conquistadors espagnols sur l’île, le lac Azueï, en territoire haïtien, et le lac Enriquillo de l’autre côté de la frontière seront en osmose. Visiteurs et riverains parleront une seule langue à l’occasion de la Foire écotouristique qu’organisent les deux pays à Fonds-Parisien, à quelques kilomètres de Jimani : celle d’un combat pour la protection de l’environnement.

Il faut se demander dans quelle langue faudra-t-on bâtir la Francophonie à l’échelle d’Hispaniola.

Dominique Batraville

DB/JEC/CR

Par Guillaume LEGENDRE Isabelle Van De Kerchove |
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Jeudi 2 décembre 2004
    La République Dominicaine traverse une période difficile caractérisée par la dégradation de la situation économique et sociale, la dépréciation du peso par rapport au dollar et à l'euro et une très forte inflation.
La dégradation des conditions de vie a entraîné une progression importante de la petite délinquance. Ces dernières semaines, l'augmentation subite d'assassinats crapuleux ou de délits criminels (viols notamment) à l'encontre de victimes dominicaines a affecté de manière très sensible la situation générale de sécurité dans le pays, en dehors des grandes zones touristiques restées paisibles.


Des grèves générales ont paralysé le pays le 11 novembre 2003 et les 28-29 janvier 2004. Ces marques de protestation restent très limitées et localisées. Sont en particulier affectés les quartiers défavorisés et certains axes routiers. Il peut arriver que les policiers et les militaires, peu formés pour les actions de maintien de l'ordre, tirent à balles réelles sur les manifestants, auxquels se joignent souvent des éléments douteux, qui établissent des barrages. Il y a eu 9 morts en novembre et 8 en janvier, et plusieurs dizaines de blessés. Aucun étranger n'a à ce jour été atteint. Le calme revient souvent le lendemain.


Les quartiers centraux de la capitale et les régions touristiques n'ont jamais été affectés par ces mouvements. Dans les hôtels, le personnel travaille normalement. Lors de telles journées, il est vivement conseillé de rester dans les zones touristiques et de suivre scrupuleusement les consignes de prudence. Il faut alors s'abstenir absolument de se rendre dans les quartiers défavorisés. Sans être proscrits, les trajets aéroports-zones touristiques sont déconseillés les jours de grève, sauf dans les zones à proximité immédiate d'un aéroport.


Dans ce contexte, il est conseillé de :
  • conserver avec soi des photocopies du passeport, de la carte nationale d'identité et du billet d'avion et de placer les originaux en lieu sûr (le coffre individuel à l'hôtel, par exemple, à condition de ne pas en laisser la clé dans sa chambre). En cas de perte ou de vol de l'un de ces documents, l'établissement d'un laissez-passer ou d'un nouveau passeport en seront facilités ;
  • s'assurer auprès de sa banque, avant le départ, des possibilités de transfert d'argent en cas de vols ;
  • ne jamais laisser l'empreinte de sa carte de crédit chez un commerçant, au risque de voir son compte débité de sommes détournées par des personnes peu scrupuleuses. Des cas de détournements de fonds à l'insu des détenteurs de cartes, variant de 4000 à 7000 euros, ont déjà été dénoncés auprès de notre ambassade.


La circulation étant dangereuse, il est peu conseillé de louer une voiture. En cas d'accident, de sérieux désagréments sont à attendre. Il est déconseillé de rouler la nuit en dehors des villes.


Le camping sauvage est à déconseiller.


 
Numéros utiles
    Ambassade de France à Saint Domingue. Tél.: (1.809) 687.52.26, fax: 687.52.73; standard du consulat, (1.809) 687.52.44.
Numéro d'urgence (soir et week-ends):
  • sur place: 805.67.21
  • depuis la France: 1.809.805.67.21
Adresses des
représentations diplomatiques et consulaires françaises à l'étranger (sur le site de la Maison des Français de l'étranger).


Par Guillaume LEGENDRE Isabelle Van De Kerchove |
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Lundi 3 janvier 2005
Sur place, vous avez pu déjà le lire, le courant se fait rare, mais en plus de ça, tout est en 110 volt. Cela veut dire que vous devez vérifier que vos chargeurs soient bien compatible :
110v/ 220v.

En plus vous devez vous équiper d'adaptateurs pour les prises, à fiches plates comme pour les US :

Par Guillaume LEGENDRE | Isabelle Van De Kerchove
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Lundi 3 janvier 2005
1 Euro vaut environ 17, 30 Pesos dominicains



Les diverses cartes de crédit sont acceptées.
Il existe quelques distributeurs de billets.


- La monnaie locale est le peso dominicain ($Do), mais le dollar US est accepté à peu près partout.
Payez au maximum en monnaie locale car le « billet vert » a une fâcheuse tendance à augmenter les prix.

- De même, il est préférable de se munir de chèques de voyages en dollars, comme les traveler's checks American Express.

- Les cartes de crédit sont acceptées dans le pays principalement dans les établissements touristiques, mais on gagne rarement au change. Il existe dans l'ensemble du pays et sur les sites les plus touristiques des distributeurs automatiques de billets, en pesos uniquement.

- En ce qui concerne le change, il n'existe pas de marché parallèle, mais quelques petites différences sont quand même à connaître. Le taux le moins intéressant est celui qui est pratiqué à l'intérieur des aéroports ainsi que dans les banques et les hôtels. Le meilleur taux : les « cambistes » ou bureaux de change.

source : Routard.com
Par Guillaume LEGENDRE | Isabelle Van De Kerchove
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Jeudi 27 janvier 2005

Neptune Cigars Inc.

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Par Guillaume LEGENDRE | Isabelle Van De Kerchove
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